Yvette de la Frémondière

« Yvette de la Frémondière ne se repose jamais. Elle ne cède jamais. Elle ne s’apaise pas. Elle ne renonce pas. Elle découvre les aventures des formes disparates, les recherches plurielles. Avec une allégresse généreuse elle sculpte ; elle dessine ; elle peint ; elle invente des assemblages ; elle collectionne, passionnément. » Gilbert Lascaud

Et parmi les Totems, les Femmes de papier, les médailles, les portraits dessinés, modelés, les tortues de ciment, les terres cuites « mésopotamiennes », les bronzes ou les plâtres, ce sont les incongruités sculptées qui ont retenu mon attention. Les petites poupées maltraitées, dans la veine surréaliste, tour à tour drôles ou poétiques, se disloquent pour réincarner une humanité blessée, folle ou tendre ! Leurs grands yeux sont un rêve, leurs corps démembrés souffrance, cruauté de l’enfance….. Une enfance perdue, éternelle à la fois, enfouie en l’immanente nostalgie du temps qui passe…..


Née en Egypte en 1930, elle s’installe à Paris en 1952 pour suivre ses études à l’Ecole des langues orientales et à l’Ecole du Louvre, section sculpture et égyptologie! Elle soutient une thèse sur le sculpteur Paul Niclausse dont elle a pu fréquenter l’atelier. Sa rencontre avec Zadkine a déterminé son orientation de sculpteur. Y. de la F. a beaucoup travaillé dans la solitude de son atelier, réalisé de nombreuses commandes, participé aux salons professionnels parisiens, exposé tant en France qu’en Hollande, au Danemark, au Liban, à Cuba…